European Union @ United Nations, Partnership in Action
 
 
See photos from EU-related events and learn more about academic programs and think-tank events, arts festivals and cultural activities.

 
European External Action ServiceEuropean Comission

< Back to previous page

48eme session du Conseil du commerce et du développement - L'examen du UNNADAF

Summary: 9 octobre 2001: Déclaration de S.E. l'Ambassadeur Jacques Scavee au nom de l'Union européenne. Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement. Conseil du commerce et du développement, 48eme session (Genève, 1-12 octobre 2001). Contribution de la CNUCED a l'évaluation et a l'examen du UNNADAF

1. L'Afrique est un continent prioritaire pour l'Union qui en est le premier bailleur de fonds et le premier partenaire commercial. Le nouvel Accord de Cotonou et le Partenariat Euro-méditerranéen constituent le cadre juridique bien établi pour les relations entre l'Union européenne et les pays du continent africain. Le partenariat stratégique entre l'Europe et l'Afrique a été réaffirmé et consolidé en avril 2000 à l'occasion du Sommet Afrique-Europe du Caire. Les plans d'actions du Caire et de Bruxelles resteront pour l'Union des instruments de référence. La Déclaration du Millénaire de septembre 2000 a mis également un accent particulier sur les besoins de l'Afrique. Aujourd'hui même se tient à Bruxelles une importante conférence ministérielle Europe - Afrique qui assure le suivi de la réunion du Caire.

2. L'Union européenne croit en l'importance de la prise en charge par les pays africains eux-mêmes de leur développement. Nous sommes donc remplis d'optimisme en observant les changements politiques intervenus dans beaucoup de pays, et la volonté croissante des nouvelles équipes politiques et des populations d'assumer la responsabilité première pour le développement de leurs pays et leurs régions. L'Union se félicite à ce propos que les chefs d'Etat africains viennent de finaliser lors de leur récent sommet à Lusaka la Nouvelle Initiative Africaine (NAI) et la supporte entièrement. Ce nouveau plan fera l'objet d'un dialogue particulier et intense entre l'Europe et l'Afrique, afin de veiller à définir la contribution de l'Union européenne au bon développement et au succès de la NIA.

3. Le rapport du Secrétariat met bien en lumière les défis et contraintes auxquels le continent africain reste confronté: croissance du PNB inférieure au 6% requis, participation marginale dans les flux mondiaux de commerce et des investissements, manque de diversification économique, fuite massive des capitaux. Mais le rapport oublie de nous présenter également des expériences positives qui sont pourtant reprises dans le rapport du SG sur l'Afrique et qui suggèrent que 14 pays avec un degré élevé de stabilité politique et macro-économique pourraient se trouver en situation de décollage économique dans 15 ans; pour certains d'entre eux encore récemment en situation de conflit, 5 de ces pays pourraient parvenir à l'objectif de la Déclaration du Millénaire de réduire l'extrême pauvreté de moitié d'ici 2015. De même, pour la majorité des pays qui ont su éviter les conflits, les perspectives d'une croissance soutenue s'améliorent.

4. Le présent rapport ne fait pas référence ni à la bonne gouvernance, ni aux trop nombreux conflits qu'endure l'Afrique. L'Union européenne croit fermement que pour assurer équitablement et de manière durable la répartition en faveur des plus démunis des fruits de la croissance, la bonne gouvernance dans tous les secteurs de la vie en société est essentielle. De même en ce qui concerne les conflits : si l'avènement de la paix ne permet pas à lui seul d'éradiquer la pauvreté, l'Union insiste sur le fait qu'il ne peut y avoir de réels progrès dans la lutte contre la pauvreté sans une paix durable.

5. En ce qui concerne la question des ressources, à savoir la mobilisation financière interne, l'aide publique au développement, les investissements, la dette et l'accès au marché, l'Union se félicite des résultats de la troisième Conférence pour les PMA, et assumera pour sa part les responsabilités qui lui incombent dans le Programme d'action. Elle reconnaît, par son discours et par ses engagements financiers, l'importance de l'aide publique au développement en tant que catalyseur pour la mobilisation de financements privés directs et d'autres flux privés. L'accès des pays africains aux marchés des pays développés, bien qu'il ne suffise pas à lui seul, constitue un élément nécessaire de leur développement économique: l'Union est convaincue que son initiative d'ouverture unilatérale de son marché aux PMA, l'initiative "Everything But Arms" et les futurs Accords de Partenariat économiques y contribueront, et dans ce contexte réitère la nécessité d'augmenter les capacités de ces pays à mettre pleinement à profit ces initiatives. En ce qui concerne les mesures de traitement spécial et différencié, contrairement à ce qu'affirme le rapport du Secrétariat, l'Union européenne est d'avis que, de par leur nature intrinsèque, toutes les provisions de traitement spécial et différencié ne peuvent avoir un caractère obligatoire. Indépendamment de ce caractère légal, l'Union européenne s'accorde cependant sur l'importance de rendre ces provisions plus efficaces. L'Union continuera également à appuyer toutes propositions visant à l'allégement de la dette dans le cadre de l'initiative PPTE/HIPC renforcée.

6. L'analyse du secteur des services dans le rapport du Secrétariat nous semble trop peu détaillée. Nous aurions voulu une plus grande analyse de ce secteur de manière à avoir une vue globale de la situation.

7. En ce qui concerne la diversification des économies, la réhabilitation de l'infrastructure et le renforcement du capital humain, l'Union européenne se félicite des progrès qui ont été réalisés lors de la Conférence de Dakar sur l'Education. Investir dans les secteurs de l'éducation et de la santé est essentiel comme composante d'une solution à long terme aux problèmes de la pauvreté. La 3e Conférence des PMA à Bruxelles, ainsi que la Session extraordinaire de l'Assemblée Générale consacrée au SIDA ont particulièrement mis en lumière l'importance de politiques et stratégies dans ces secteurs essentiels. Jamais auparavant un consensus aussi large sur les buts à atteindre et les moyens d'y parvenir n'avait vu le jour. Il incombe maintenant aux différents acteurs concernés d'assumer leurs responsabilités : l'Union a, pour sa part, déjà commencé à s'atteler à cette tâche.

8. Monsieur le Président, il existe une multitude d'initiatives multilatérales en faveur de l'Afrique dont les éléments clé se ressemblent beaucoup. L'Union estime qu'il est impératif de veiller à la cohérence et à la continuité entre toutes ces initiatives. Notre principe de base restera celui d'une approche intégrée vis-à-vis de l'Afrique, tout d'abord de la part du système des Nations Unies, ensuite de la part des autres partenaires de la communauté internationale et des pays africains eux-mêmes.

9. L'Assemblée générale de New York devant procéder à l'évaluation finale du programme NADAF dans le courant de l'année prochaine, l'Union européenne se rend compte du besoin opérationnel de rédiger des conclusions agréées dans le contexte de ce point 4 de l'agenda du CCD. L'Union européenne peut donc accepter de procéder à la rédaction de ces conclusions, si elle est assurée que ces conclusions reflèteront bien les discussions tenues en plénière. A ce propos, nous voudrions faire un appel à nos collègues de rendre cet exercice de négociation de langage le plus court possible.

Je vous remercie, Monsieur le Président.

  • Ref: PRES01-254FR
  • EU source: EU Presidency
  • UN forum: Second Committee (Economic and Financial Affairs, Environment)
  • Date: 9/10/2001


< Back to previous page

See also
 

European Union Member States